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L’interopérabilité vue des éditeurs…

L’interopérabilité au sein d’un SI de Santé recouvre divers aspects et le point de vue des éditeurs spécialisés et/ou fournisseurs d’applications métier n’est pas toujours le même. Cependant, certains de ces avis seront - peut-être - utiles pour toute DSI embourbée dans un projet d’intégration qui peine à aboutir…

Vous ne voyez pas le bout de votre projet d’intégration et, au final, la satisfaction des équipes opérationnelles n’est pas au rendez-vous. Avant de tout passer par la fenêtre, my SIH magazine vous propose quelques réflexions, voire quelques axes stratégiques qui, nous l’espérons, vous aiderons dans votre démarche de rationalisation de vos échanges SI, tant en internes qu’en externe avec des partenaires de plus en plus exigeants. Il faut rationaliser, qualifier, tracer mais les contraintes d’infrastructures, de personnel, de moyens techniques et de Système d’Information rend la tâche plus ardue. Le postulat sur lequel toute la planète SIS (Système d’Information de Santé) s’accorde est que, dans le cadre de la mise en place des GHT, la convergence des systèmes d’information ne peut se faire sans interopérabilité…

Vers quelle interopérabilité ?

La tendance est au couplage « lâche » entre applications de telle sorte que si les applications évoluent ou si elles sont remplacées par d’autres, seuls les connecteurs techniques sont concernés par une éventuelle réadaptation. L’autre avantage d’une telle approche est de garder la maîtrise des échanges au sein de l’établissement tout en assurant une forte indépendance vis-à-vis des éditeurs de logiciels applicatifs. À terme, les processus « métier » et l’urbanisation du Système d’Information feront nécessairement disparaître les technologies propriétaires. Faire aujourd’hui le choix de prestataire(s) ayant conscience de ce fait, c’est déjà œuvrer à l’interopérabilité de votre SI, notamment, dans une logique territoriale, vis-à-vis des partenaires externes. Dans le paysage de « Santé connectée » d’aujourd’hui, il est essentiel de disposer d’une plateforme intégrant des outils de transformation, performants et intuitifs, pour traduire de manière rapide et efficace les données d'un format X vers un format Y. Tous les environnements proposent ces fonctionnalités de transformation. La différence se situe au niveau de la facilité de prise en main : entre un paramétrage de type « cliquer-glisser » à la souris et l’écriture d’une ligne de programmation, le choix est vite fait !

Intégrer le métier et l’humain

Un moteur de workflow moderne doit être en mesure de prendre en compte la composante humaine d’un flux. Tout n’est pas nécessairement automatisable et le principe de « boite noire » non interactive est dépassé. Parmi les fonctionnalités de haut niveau les plus recherchées, on peut citer la modélisation graphique des flux, l’automatisation basée sur le standard BPEL et surtout la prise en charge de la personnalisation des processus métier. Cette personnalisation doit être possible via des règles dont la définition reste à la portée de l’utilisateur.
Les approches des éditeurs sont nécessairement différentes et on peut noter, ici et là, quelques tentatives de positionnement en tant que « fédérateur » d’interopérabilité. C’est par exemple le cas avec la plateforme Health Connect qui propose un véritable atelier de développement d’applications Web satellites sur la base des flux d’interopérabilité ou encore celui de MEDASYS dont le moteur de workflow accepte des applications des autres éditeurs via une API.

Ceci étant, outre les fonctionnalités de haut niveau, deux autres aspects techniques s’avèrent désormais essentiel : d’une part, la capacité à prendre en charge d’importants volumes de données (le Big Data) et, d’autre part, la compatibilité de fonctionnement en environnement distant de type Cloud. Ce dernier point est d’ailleurs un axe de développement proposé par XPERIS sur la base technologique Cloverleaf (voir à ce propos la rubrique MATCH dans ce même numéro de my SIH magazine). De même, chez TALEND (atelier Data Fabric), les fonctionnalités « Big Data » et le déploiement Cloud sont clairement mis en avant. Dans un établissement de santé – et a fortiori dans un groupement de type GHT – il existe parfois près d’une cinquantaine d’applications impliquées dans des flux. Ces flux, pris en charge en grande partie selon les modalités HL7, propagent des centaines de milliers d’information. La vraie problématique actuelle n’est plus autour de la normalisation des protocoles mais concerne plutôt la capacité des moteurs d’intégration à répondre à une demande croissante dans le temps à un rythme de plus en plus soutenu : un défi technologique de plus !

L’interopérabilité par la preuve

En dépit de la généralisation des standards internationaux (HL7, DICOM, XML, etc.) et nationaux (HPRIM, PN13, etc.), l’interopérabilité reste un sujet sensible pour les DSI des établissements. Dès 2012, le LESSIS et l’ASINHPA ont publié la chartre BP6 (Bonnes Pratiques pour les Systèmes d’Information de Santé). Élaborée initialement avec les fédérations FHF, FEHAP et le syndicat SYNTEC Numérique, la charte définit un ensemble de règles visant à fluidifier les relations entre les acteurs (donneurs d’ordre, prestataires, professionnels de santé) intervenant dans la mise en place d’un Système d’Information Hospitalier. À ce jour, de nombreux industriels ont signé cette charte avec l’engagement d’une démarche d’amélioration continue de l’interopérabilité sur le terrain. C’est dans ce contexte que l’association Interop’Santé propose un environnement de qualification avec des scénarios de tests développés sur la base des recommandations et exigences BP6. Les engagements des signataires de la charte BP6

C’est ainsi que Interop’Santé propose à ses adhérents, depuis septembre 2016, un nouveau service en ligne de réalisation de tests d’interopérabilité SIS. Le service s’articule autour de la plateforme « Gazelle », qui permet d’organiser et de réaliser des tests selon les modalités choisies par l’utilisateur : tests unitaires (validation des messages), tests d’intégration (via un simulateur ou une autre application) ou encore gestion globale de campagnes de test. Cette plateforme qui, grâce aux outils de validation temps réel, permet de qualifier des échanges de messages à la volée est utilisée depuis de nombreuses années dans le cadre des connectathons IHE. Depuis les premiers tests réalisés en réel lors du salon HIT 2016 entre éditeurs, de nombreux adhérents proposent en ligne leurs systèmes GAP et/ou DPI via la plateforme : Rendez-vous – avec my SIH magazine – au HIT 2017 :: La plateforme Gazelle est accessible pour les adhérents d’Interop’Santé à partir du site Internet de l’Association

InterSystems : simplifier la « plomberie inter-applicative »
La plate-forme Health Connect d’InterSystems vise à dépasser les problématiques de « plomberie applicative » pour s’attaquer au sujet de fond : l’orchestration des processus applicatifs. Déclinaison pour la Santé de la plate-forme d'intégration Ensemble, Health Connect allie les fonctionnalités d'une architecture orientée services (SOA) à la convivialité des moteurs d'interface. Cette plate-forme, certifiée IHE, prend notamment en charge HL7v2, HL7v3, PN13, CDA, DICOM, X12 ainsi que les protocoles d’échange du DMP. La modélisation des processus et flux d'information se fait via des éditeurs graphiques. En ce qui concerne la détection et surveillance des événements, même en cas de panne des systèmes sources, les alertes permettent de garantir la circulation de l’information. Les messages ne sont jamais perdus et un processus métier interrompu peut toujours être redémarré à partir de son point d'interruption. Health Connect réduit ainsi le temps de conception et de paramétrage des interfaces pour impacter fortement le temps de réalisation et les délais de mise en production du projet d’intégration. En France, les protocoles natifs de la plate-forme sont désormais adaptés à la plupart des applications, y compris celles basées sur des concepts propriétaires. Ces réalisations sont partagées au sein de la communauté d’utilisateurs d’InterSystems ou encore proposés par des partenaires intégrateurs. Tout comme la majorité des autres plateformes, Health Connect propose des fonctionnalités de serveur d'intégration et de serveur d'application. La différence vient de la prise en charge native d’une base de données objet et relationnelle et de l’intégration d’une technologie de développement de portails. Ainsi, l’administration des flux et le développement d’applications composites de type Portail se font sur un seul environnement unifié. L’interaction avec les flux est immédiate et la remontée d’indicateurs compréhensible par le personnel est immédiat, sans nécessite d’investissement dans un produit annexe. C’est par exemple le cas à l’Hôpital Foch (Paris) ou ont été mis en œuvre avec Health Connect un Portail de résultats de Labo et une application composite de contrôle de disponibilité des lits. Un autre exemple est la remontée en temps réel de l’activité aux Urgences réalisée au CH de Pontoise.

CANYON Technologies : l’interopérabilité, une histoire d’acceptation de l’autre…
my SIH magazine a pu recueillir les propos de Fredéric TRAMARIN, Chef de Produits chez CANYON Technologies, sur l’interopérabilité ; un point de vue « terrain » qui permettra peut-être à certaines DSI de mieux analyser leur(s) problématique(s) d’intégration : « Actuellement rien n’oblige les éditeurs de logiciels intégrant le SIH à communiquer avec les autres logiciels partageant les mêmes informations. La communication dans un SIH ne peut être que bidirectionnelle pour être efficace, chaque logiciel métier devant ou pouvant être maître dans son domaine sur les informations métiers. Lorsque des éditeurs de logiciels métiers spécifiques tentent d’initier une communication avec des éditeurs de progiciels de type ERP, le premier constat est de se retrouver face à des liaisons unidirectionnelles. Dès lors, des informations recueillies en amont dans un logiciel métier (identité, qualification d’un séjour, consultation médicale, etc.) ne peuvent être transmises à l’ERP et doivent donc être recopiées avec risque évident de perte d’information. Les formats d’échanges standardisés existent. Sur la base des protocoles HL7 et avec le concours de l’association Interop’Santé, il est désormais possible de tendre vers une bidirectionnalité des flux. Si la standardisation des échanges est - en quelque sorte - un pré-requis aujourd’hui atteint par la plupart des éditeurs, il est difficile de contraindre un éditeur (en fonction de son rôle dans le SIH) à transmettre les informations dont il est maître aux autres éditeurs en présence. À titre d’exemple, certains éditeurs ne transmettent pas le basculement d’un Dossier d’Urgence en Dossier d’Hospitalisation. Se pose alors, pour les logiciels dépendants en aval dans le SIH, la problématique d’une alimentation en entrée par deux dossiers actifs… A l’inverse, il n’est pas plus facile d’imposer à un éditeur d’ERP « global » des informations qualifiées en provenance de divers éditeurs « métier ». Il est certes facile pour un éditeur d’ERP d’énoncer qu’un produit « équivalent » existe dans sa gamme et qu’il est donc inutile de communiquer avec d’autres logiciels « forcément » moins performant puisque « non intégrés ». Pourtant, sur le terrain les passerelles existent. Des éditeurs d’ERP, allergiques aux passerelles bidirectionnelles, ont parfois complété leur offre avec diverses briques logicielles « modulaires » liées les unes aux autres. Dans certains établissements de santé, les équipes SI se retrouvent à modifier le paramétrage du moteur de communication « interne » de l’ERP pour améliorer les échanges de flux. En conclusion, la notion d’ERP « global » reste une posture marketing et si l’avenir des SIH passe par l’interopérabilité, ne faudrait-il pas pousser la logique jusqu’à contraindre les éditeurs à cette interopérabilité, notamment lorsque les forces en présence ne sont pas « équilibrées » : Peut-être que via une future labellisation des logiciels, David pourra enfin faire valoir ses capacités face à Goliath !? »

COMPUTER : l’interopérabilité orientée GCS et GHT
L’interopérabilité est au cœur des préoccupations de Computer Engineering depuis ses débuts. Cette interopérabilité était au départ principalement intra établissement avec des intégrations des applications de Computer Engineering aux autres applications, notamment la Gestion Administrative et la Gestion Économique et Financière. L’étape suivante fût l’intégration avec les Dossiers Patients Informatisés dans le cadre du circuit du médicament sur la base du standard PN13. Ces travaux d’intégration ont été ensuite appliqués aux applications Chimio et Bloc de Computer Engineering pour, par exemple, diffuser les données source dans le plan de soins des patients. Les évolutions plus récentes en matière d’interopérabilité se font autour de deux axes : l’automatisation des pharmacies hospitalières et la mutualisation des moyens entre établissements. En ce qui concerne l’automatisation de nombreuses interfaces ont été déployées avec des outils de stockage dynamiques de produits : stockeurs, robots de dispensation globale, armoires de services sécurisées, robots de dispensation nominative, de préparation des doses, etc. Des travaux sont en cours pour l’interfaçage avec des robots de préparation de poches de chimiothérapie. En ce qui concerne la mutualisation des moyens des pharmacies à usage intérieur au sein de GCS et, à terme, des GHT, nous développons des interfaces multiples permettant de faire dialoguer une application Pharma ou Chimio avec différents DPI. Ainsi, la pharmacie mutualisée peut dispenser les médicaments, voire préparer les doses à administrer aux patients, pour plusieurs structures équipées de leurs propres solutions informatiques.
COPILOTE : Un rôle d’assistant logistique fédérateur en milieu hospitalier

Fort d’une expérience de plus de vingt ans, les équipes de Copilote sont à même d’analyser et d’apporter une réponse aux questions d’interopérabilité en établissement de santé. Avec 145 établissements hospitaliers équipés, 157 logiciels tiers interfacés et 380 armoires, stockeurs et robots pilotés au quotidien, Copilote Santé optimise, organise et fiabilise les flux de produits et médicaments au sein de la chaîne d’approvisionnement hospitalière. Construit sur un socle « Gestionnaire de stock » et sur la base de modules opérationnels, Copilote s’adapte au cas par cas, en fonction des projets et de l’historique de chaque établissement. Parmi les projets les plus significatifs en rapport avec l’interopérabilité, il convient de citer le déploiement d’une plateforme logistique hospitalière intégrant une GEF, un DPI, un robot de DJIN, des convoyeurs, des stockeurs et un transport automatisé ou encore, la mise en œuvre d’un GCS Pharmacie avec production de doses unitaires centralisées pour alimentation de PUI secondaires et EHPAD régionales. Copilote prévoit par ailleurs au 1er janvier 2017, la mise en œuvre de son premier projet GHT Multi-DPI et GEF pour 3 établissements incluant 1 robot de DJIN, un robot de délivrance globale, des armoires sécurisées supervisées et 9 stockeurs de préparation.

ENOVACOM : une position d’acteur global d’interopérabilité
ENOVACOM a été créée en 2002 avec pour objectif de faciliter l’échange et le partage de données Patient en toute confiance. Depuis plus de 14 ans, la solution ENOVACOM Suite V2 est en constante évolution afin d’apporter aux établissements de santé un environnement d’interopérabilité toujours plus performant. Au quotidien, il s’agit de prendre en compte les exigences des administrateurs et des utilisateurs de la plateforme pour assurer la conformité aux évolutions techniques et réglementaires propres au domaine de la Santé. ENOVACOM Suite V2 assure la double fonction de serveur d’échanges électroniques professionnels (EDI) et de gestionnaire d’interfaces entre applications hétérogènes (EAI). Le moteur interne d’ENOVACOM Suite V2 repose sur une approche d’un message pivot central et générique traité intégralement au format XML. Véritable tour de contrôle de l’urbanisation du système d’information, cette solution vise à simplifier et améliorer la gestion des flux d’informations intra ou inter établissements. Le déploiement d'un projet opérationnel (DPI, GEF, DMP, etc.) se fait sans remise en cause de l'architecture existante : l’EAI d’ENOVACOM est non intrusif et n’engendre pas de modification au niveau des applications en place au sein du SIH. L’interface de suivi métier est personnalisable de telle sorte que les administrateurs de la plateforme peuvent, selon les besoins, déléguer la supervision métier des interfaces directement dans les services administratifs ou les unités de soins concernés. Par ailleurs, la création d'un scénario de traitement se fait sans aucune programmation ; la conception graphique étant basée sur des activités préprogrammées paramétrables en fonction des cas d’usage. ENOVACOM Suite V2 embarque toutes les normes et standards d’échanges du monde la santé : HL7, HPRIM, HPRIM Santé, PN13, connecteur LDAP, etc. Avec plus de 1400 interfaces applicatives, 90 éditeurs de logiciels référencés et 137 applications métiers déjà interfacés, la bibliothèque de connaissances d’ENOVACOM permet de répondre à l’ensemble des besoins spécifiques du secteur de la Santé. Qui plus est, le positionnement neutre d’ENOVACOM a permis de confirmer sa politique de partenariat, avec plusieurs alliances majeures, en vue de relever les défis de la e-santé dans un cadre d’interopérabilité et de sécurité.

MEDASYS : DxPlatform pour fédérer plusieurs SIH
Au travers de son programme Platform, MEDASYS se positionne clairement dans un contexte de GHT pour l’accompagnement de la convergence des SI vers un SI unique et territorial. Le programme Platform vise à optimiser la mutualisation des données, la maîtrise des coûts, les gains de performance et le partage d’expertise entre professionnels de santé. Cette plateforme couvre plusieurs axes. Par exemple, en imagerie, le partenariat avec TeraRecon (fournisseur de solutions de visualisation d’images) permet de mutualiser les images issues des PACS de divers établissements d’un territoire. Via ce partenariat, les établissements disposent d’une nouvelle offre d’imagerie multi-entités juridiques associant le Dossier Patient Radiologique de MEDASYS et la solution intégrée Overlay PACS™. La mutualisation des données permet ainsi d’aboutir à un hub d’images accessible via le Portail Patient depuis n’importe quel poste de travail. Ceci étant, la stratégie de MEDASYS pour répondre aux enjeux des GHT va au-delà de la simple mutualisation des données : développer un écosystème grâce aux usages métiers. Sur la base du socle technique DxPlatform, il s’agit de mettre en œuvre des solutions métiers innovantes, développées en propre ou par des éditeurs partenaires à l’aide du SDK : HAD, Portail web de prise de rendez-vous de Doctolib, solution d’archivage d’Hitachi, etc.

Ainsi, bien plus qu’une extension de DxCare, DxPlatform est un véritable support pour tout projet territorial. La plateforme peut s’intégrer à une infrastructure régionale, via une connexion aux annuaires de patients et/ou de professionnels de santé, pour fournir des usages mutualisés tels que l’archivage du Dossier Patient ou la prise de rendez-vous sur Internet sur la base des standards d’interopérabilité du marché. DxPlatform fournit l’ensemble des composants techniques dans une logique territoriale dont, par exemple, un service de fédération d’identité, pour permettre le rapprochement des identités des patients des différents SIH adhérents à la plateforme. La plateforme permet également d’héberger des applications tierces qui, combinées aux usages existants, visent à fournir une réponse à un cas d’usage particulier.

Maincare Solution : Convergence GHT et nouveaux usages
L’interopérabilité entre solutions supportant les processus de prise en charge des patients doit aujourd’hui relever trois principaux enjeux de la transformation du système de santé en France : la consolidation inter établissements dans le cadre de la convergence SI vers les GHT, le support du parcours patient et les nouveaux usages du « population management ». L’interopérabilité entre solutions ne se borne pas à la mise en place d’un EAI et de « connecteurs » respectant les normes et standards, les cadres d’interopérabilité de l’ASIP et les chartes diverses. Il faut, au préalable, engager une démarche d’urbanisation permettant de mutualiser les composants d’infrastructure logicielle, voire des fonctions métier : identification fiable des patients et des professionnels, référentiels terminologiques ou encore systèmes de classement des éléments du Dossier Patient.

L’approche de Maincare Solution est de considérer que l’interopérabilité est la clé de voûte du système mais que l’interopérabilité « technique » reste au service de l’interopérabilité « humaine » et des processus métiers. Dans ce contexte, Maincare Solution propose un socle urbanisé permettant de fiabiliser et sécuriser l’échange et le partage d’informations. L’objectif est que les établissements de santé puissent transformer les obligations règlementaires liées aux GHT en une nouvelle dynamique de territoire. Il s’agit de répondre à l’ensemble des besoins d’échange et partage entre professionnels de santé (fluidification du parcours santé) mais aussi supporter le « parcours participatif » impliquant les patients et leurs aidants (partage et administration du dossier du patient, implication du patient dans sa prise en charge, etc.). Le socle urbanisé de Maincare Solution regroupe les éléments suivants : IdeoIdentity (gestion de l’identification et du rapprochement), IdeoDirectory (annuaire et référentiels professionnels), IdeoSSO (gestion des accès sécurisés), IdeoSecureMail (messagerie sécurisée), IdeoConnect (EAI messages broker et bus applicatif), IdeoXDS (entrepôt de données) et IdeoPortal (portail multiservices, professionnels et patients). Chaque composant peut être mis en place de manière autonome, comme cela a été par exemple le cas pour IdeoIdentity, module utilisé sur la région PACA pour fiabiliser l’identité des patients. À terme toute la gamme de produits de Maincare Solutions reposera sur ce socle technologique interopérable dont le déploiement est prévu sur plusieurs dizaines de GHT.

 

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