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Traçabilité en stérilisation

Sans informatisation, difficile de gérer la traçabilité des instruments au bloc opératoire et couvrir notamment les exigences de réglementation en matière de documentation. Fort heureusement, les solutions existent…

En France, selon l’IVS (Institut de Veille Sanitaire), plus de 15 000 personnes par an contractent une maladie nosocomiale lors d’un passage en établissement de santé, soit environ 1 patient sur 20. Parmi les causes de ces infections, on peut retrouver le matériel utilisé lors des opérations chirurgicales lorsqu’une quelconque défaillance survient dans le processus de stérilisation. Ce processus, très réglementé, doit se dérouler dans des conditions rigoureuses de propreté pour que tout instrument recyclable puisse être sereinement réutilisé par les équipes au bloc opératoire. Chaque dispositif médical (ancillaire) regroupe des instruments chirurgicaux dans une ou plusieurs boîtes composée(s) d’un ou de plusieurs plateaux. Chaque plateau est lui-même composé d’un ou de plusieurs instruments chirurgicaux. Par exemple, pour une opération de prothèse de genou, le chirurgien dispose d’une boîte à outils contenant pas moins de 200 éléments différents (qui ne sont néanmoins pas tous réutilisables) : difficile d’assurer aujourd’hui la traçabilité de ces instruments sans informatisation…

Informatiser depuis les autoclaves…
Sur le marché de niche de la traçabilité en stérilisation, il n’y a pas pléthore d’acteurs, compte-tenu, notamment, des règles draconiennes appliquées à chaque étape de la chaine de stérilisation. Une fois l’intervention terminée au bloc, les instruments se retrouvent en zone « sale » pour être plongés dans une solution désinfectante et débuter le long processus de la chaîne de stérilisation. Même si la plupart des solutions logicielles s’inscrivent dans la « simple » continuité de gestion des machines (les autoclaves) intervenant dans cette chaine, il faut viser un objectif plus large. Outre la traçabilité totale des boîtes et instruments chirurgicaux stérilisables, l’informatisation permet de vérifier l’application des procédures de l’établissement et surtout planifier la production du service de stérilisation selon les nécessités et priorités du bloc opératoire (opération en urgence, modification du planning opératoire, demande spécifique, etc.).

Suivre et documenter chaque étape du processus…
En zone de tri, l’une des étapes essentielles est celle de l'inventaire du matériel. Chaque étape est validée à l’aide de dispositifs permettant des contrôles visuels mais aussi via des codes-barres, Datamatrix ou puces RFID. L’objectif est de tracer tout le processus de stérilisation, notamment en phase de lavage - en lien direct avec les machines – mais aussi en zone de recomposition. Par exemple, avec une solution telle que T-DOC Cycle de GETINGE, l’établissement assure la gestion du parc d’instruments chirurgicaux avec une optimisation du stock (inventaire, maintenance prédictive, etc.) et bénéficie, par ailleurs, de possibilités de génération automatique de procédures de préparation d’instruments pour les interventions. Directement interfacé avec une large gamme de stérilisateurs et laveurs-désinfecteurs, tous les paramètres de cycle peuvent être suivis. Il est possible de générer des tableaux, des graphiques et des listes pour chaque cycle machine. L’état de la machine est facilement repérable par une iconographie très explicite et il est possible d’agir immédiatement lors de l’interruption d’un processus ou lorsqu’une erreur quelconque est signalée.

Privilégier les solutions modulaires
Qu’il s’agisse des solutions de MMM France, de GETINGE ou d’autres prestataires, l’idée générale est d’assurer un suivi à toutes les étapes du procédé de stérilisation. Certains déploiements se font même selon une architecture modulaire permettant au site d’évoluer au rythme de ses besoins… et de son budget. Ainsi, en chargement, Ecosoft (MMM France) permet, par exemple, de préparer plusieurs charges simultanément avec affectation de la machine au dernier moment. Au déchargement, la reconnaissance de la charge et la validation de la conformité se font sans manipulation fastidieuse. Un module Intervention permet de lier le patient et les DMS utilisés au cours de l'intervention avec par ailleurs des alertes visuelles en cas de péremption des DMS. D’autres modules (prétraitement, recomposition, distribution, etc.) sont disponibles avec une accessibilité possible depuis n’importe quel ordinateur habilité faisant partie du réseau de l’établissement.

L’approche de GETINGE avec sa solution T-DOC est d’appréhender tous les aspects de la gestion des instruments, endoscopes et fournitures associées. T-DOC garantit une traçabilité totale en associant les dispositifs médicaux à l’ensemble des processus, actions et acteurs avec lesquels ils interfèrent. Toutes les étapes de stérilisation sont automatisées avec, en outre, une organisation de la production en fonction de la demande et de l’utilisation réelle (sur la base des statistiques de production et du planning opératoire). Les équipes de bloc opératoire peuvent également faire des demandes d’instruments et éliminer ainsi le risque de pénurie de certains instruments avant le début de l’intervention...

Confirmer l’étape de stérilisation
En zone de recomposition, les outils chirurgicaux sont triés pour reformer les kits d'opération avec parfois des aides visuelles (images, vidéo, etc.). Les boîtes sont ensuite scellées pour passage à l’autoclave (stérilisateur). Le contrôle de stérilisation est généralement automatique sur la base de pastilles et/ou étiquettes qui changent de couleur lorsqu’elles passent à haute température (134°C pendant au moins 18 minutes selon la réglementation française).

 

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